D’où vient la sophia-analyse ?

À l’origine du courant sophia-analytique, un homme : Antonio Mercurio, né à Messine (Sicile) en 1930. Après un doctorat de philosophie et des études de théologie, il quitte les ordres et s’oriente vers la psychothérapie. En 1970, il fonde avec son épouse Paola Sensini Mercurio l’Institut de Psychothérapie Analytique et Existentielle de Rome (IPAE), un des plus anciens courants de la psychothérapie en Italie. En 1978, l’IPAE devient la Sophia University of Rome (SUR). Elle rassemble tous les instituts de sophia-analyse italiens et européens.

L’Institut de Sophia- Analyse de Paris (ISAP) créé en 1984 par Denise Sarembaud[1] s’inscrit dans ce courant humaniste et existentiel. Hervé Etienne[2] en assure la direction de la formation.

[1] D. Sarembaud, psychologue et thérapeute appartenant à un mouvement lié à l’antipsychiatrie, a rencontré A. Mercurio au congrès de Psychologie humaniste de Genève en 1980
[2] Après une maîtrise de sociologie à Lyon 2 et une psychanalyse personnelle, H. Etienne a rejoint une association parisienne qui commençait à développer un travail de groupe à médiation corporelle. Ce travail se référait aux acquis de la psychanalyse, se situait dans la mouvance antipsychiatrique (R. Laing et D. Cooper) et intégrait une approche corporelle avec la relaxation et les influences des thérapies psychocorporelles comme l’analyse bioénergétique. Il est président de l’ISAP et directeur de la formation ; il siège depuis 1997 au conseil d’administration de la FF2P où il occupe diverses responsabilités.

Quel processus de travail en psychanalyse existentielle selon la méthode sophia-analytique ?

Cette méthode convient pour les difficultés existentielles, elle prend en considération le symptôme quel qu’il soit :

  • phobique « j’ai peur de… » ;
  • psychique « j’ai toujours quelque chose qui me tourne dans la tête ou j’ai peur d’être fou » ;
  • addictif « je n’arrive pas à arrêter de boire de fumer.. », « je suis anxieux, déprimé, bipolaire » ;
  • le symptôme peut être social « je suis en burnout », « j’ai peur de retourner à mon travail » ;
  • le symptôme peut concerner le couple « je ne sais plus ce que nous faisons encore ensemble ».

Si l’on cherche un maître à penser ou à agir ce n’est pas la bonne approche.
Le travail va s’effectuer en prenant en considération la topique existentielle schématisée ci-dessous. Le point de départ peut se trouver à n’importe quel endroit : une émotion, un processus d’adaptation, une solution existentielle. Le chemin se fera aussi bien à partir du présent qui permettra au passé de revenir, qu’en remontant aux premières émotions afin de mettre à jour les solutions existentielles trouvées dans le présent et dans l’avenir.
Pour en savoir plus…
topique